Collectif DAC France

NOS ACTIONS

Depuis sa fondation le 29 mars 2024, le Collectif DAC France agit sur trois fronts complémentaires :

Ce qui suit retrace, de façon aussi fidèle que possible, le chemin parcouru depuis nos premiers pas.

En France : sensibiliser, représenter, accompagner

Mars 2024, la naissance du collectif

Le Collectif DAC France voit officiellement le jour le 29 mars 2024, co-fondé par Aurélie Touvé et Fanny Thiébault, toutes deux adoptées coréennes confrontées à des irrégularités majeures dans leurs dossiers d'adoption respectifs. Face à l'absence quasi totale de ressources en français sur les adoptions illégales et au silence des acteurs de l'adoption, elles décident de rassembler les informations disponibles, de les rendre accessibles, et de proposer un espace de soutien à tous les adoptés francophones qui se retrouveraient dans la même situation. Le collectif démarre immédiatement son travail de sensibilisation sur les réseaux sociaux.

Dès ses premières semaines d'existence, le Collectif DAC France est intégré aux groupes de travail impulsés par Madame Monique Limon, Présidente du Conseil National de l'Adoption (CNA), en réponse à la publication du rapport de la mission interministérielle sur les pratiques illicites dans l'adoption internationale (mars 2024). Aux côtés des représentants de l'ensemble des pays d'adoption concernés, le collectif contribue à formuler des recommandations à l'État français en matière de reconnaissance et de réparation.

Le Collectif DAC France est invité à la table ronde organisée par l'association Racines Coréennes, intitulée "Adoptions illicites, de quoi parle-t-on ?". Cette rencontre réunit deux experts reconnus : Yves Denéchère, historien et Professeur à l'Université d'Angers, co-auteur de la première étude historique sur les pratiques illicites dans l'adoption internationale en France, ainsi qu'Emma Boudet, doctorante en droit international et co-auteure de travaux de recherche sur ce même sujet.

À l'occasion de la première invitation des adoptés de France par l'OKA (Overseas Korean Agency), le Collectif DAC France participe à l'événement aux côtés de l'association Racines Coréennes. Un premier échange officiel a lieu avec plusieurs représentants de l'État coréen, à qui sont présentées les préoccupations des adoptés concernant les adoptions illégales.

Le collectif participe aux célébrations des 40 ans de l'association Racines Coréennes. Aurélie Touvé Jousselin y présente officiellement le Collectif DAC France et ses actions auprès de l'Ambassadeur de Corée en France, et va à la rencontre de nombreux adoptés et sympathisants.

Sur invitation de Madame la Haute Commissaire Sarah El Haïry et de Madame Monique Limon, Présidente du CNA, le Collectif DAC France prend part à une table des discussions réunissant des collectifs représentant plusieurs pays d'origine. Une note de contribution est remise en mains propres aux autorités françaises, détaillant concrètement les attentes des adoptés de Corée en matière de réparation.

Un an après la première intervention, Racines Coréennes sollicite de nouveau le collectif pour faire le point sur l'évolution de la situation en France et en Corée du Sud. L'événement réunit également Monique Limon (CNA), Olivier de Frouville, expert en droit international et vice-président du Comité des Disparitions Forcées à l'ONU, ainsi qu'Anne-Marie Dussol de l'association Enfants Familles Adoption, qui présente une étude sociologique sur les impacts de l'adoption illégale sur les familles.

Face à des responsabilités croissantes et à la nécessité de pérenniser ses engagements, le Collectif DAC France se structure en association à but non lucratif régie par la loi du 1er juillet 1901, et est officiellement déclaré le 17 novembre 2025.

À l'international : porter la voix francophone à l'ONU

Juin 2025, intégration à l'alliance internationale Korean Group Rights

Le Collectif DAC France intègre l'alliance internationale "Korean Group Rights" (KRG), qui rassemble la quasi-totalité des pays d'adoption. Pilotée par le groupe militant danois DKRG et le groupe coréen Koroot, cette coalition travaille en synergie pour harmoniser le niveau d'information entre les pays et coordonner les actions à l'échelle internationale.

Le collectif co-signe, aux côtés de plus de 35 organisations représentant 14 pays, une lettre adressée au Président de la République de Corée par l'association EARS (Emergency Action for Records Storage), pour demander des garanties concernant la conservation intégrale des archives personnelles des adoptés coréens, menacées par un projet de transfert dans des conditions jugées insuffisantes.

Le Collectif DAC France impulse un groupe de travail avec les collectifs francophones autour du Comité des Disparitions Forcées de l'ONU (CED), organisme d'experts indépendants chargé de surveiller la mise en œuvre de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Une réunion avec les leaders des collectifs francophones et le secrétariat du CED permet de définir le cadre d'une note de contribution conjointe.

Le Collectif DAC France, avec la coalition des collectifs francophones de Belgique, du Canada, de Suisse et du Luxembourg, remet au CED une note de contribution documentée, appuyée sur l'analyse de plusieurs dizaines de cas français, suisses et belges. Une série de questions précises est formulée pour interpeller l'État coréen au regard des caractéristiques d'une disparition forcée telle que définie par le droit international. Cette note est rendue publique sur le site du CED.

En Corée du Sud : préparer, déposer, poursuivre

27 juillet 2025, visioconférence de préparation à la TRC3

Face à l'annonce imminente de l'ouverture d'une troisième Commission Vérité et Réconciliation en Corée du Sud (TRC3), les collectifs francophones créent une coalition afin de traduire et partager mutuellement l'ensemble des informations disponibles. Une visioconférence est co-animée avec le FKRG et le CKRG pour présenter la TRC3 et accompagner les adoptés francophones dans la préparation de leur dossier.

37 dossiers d'adoptés français sont déposés en mains propres auprès de la Commission Vérité et Réconciliation par l'intermédiaire du DKRG et de Koroot. Le Collectif DAC France a accompagné individuellement chaque adopté qui en a fait la demande, et a contribué, avec les autres collectifs francophones, à la création d'une boîte à outils complète en français pour faciliter la soumission des dossiers à la TRC3.

Face à une demande internationale croissante consécutive à l'ouverture de la TRC3, un deuxième groupe est rapidement constitué pour l'action collective. Le Collectif DAC France accompagne de nouveaux adoptés français dans leurs démarches, dans le cadre de la deadline fixée au 24 avril 2026.

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